
Confirmat: la vampírica saga Crepúsculo (Twilight) d’Stephenie Meyer (Connecticut, 1973) és un fenomen literari a escala mundial i també en l’àmbit hispanoparlant.
L’editorial Alfaguara ha confirmat que la tetralogia formada per Crespúsculo, Luna nueva, Eclipse i Amanecer, ha superat els dos milions i mig d’exemplars venuts. Un miracle que s’estén per tot arreu. En només tres anys de vida, la saga ha arribat a una quarantena d’idiomes amb 42 milions d’exemplars venuts. Un exemple és el cas francès, on l’editorial Hachette ha explicat que envia entre 10 i 25.000 novel·les als llibrers cada dia.
A Le Figaro s’ha demanat a Jean Marigny, professor de literatura i especialista del gènere, desxifrar la clau de l’èxit de Meyer. Sens dubte l’adaptació al cinema és una explicació de la Crepusculomanía, però no l’única:
Depuis Anne Rice, on assiste à une entreprise de réhabilitation du vampire. Les grandes certitudes du vingtième siècle ont disparu, on ne sait plus où est le bien, où est le mal. C’est dans cet univers moralement flou qu’a pu se développer cette humanisation du vampire. Loin d’être ce personnage repoussant, ce croque-mitaine détestable, comme le Dracula de Bram Stocker, le vampire est devenu un surhomme immortel, qui ne meurt pas, qui ne tombe jamais malade. Avec son héros, Stephenie Meyer a poussé ce vampire «new look» à l’extrême: Edward est jeune et beau qui ne rêve pas de s’identifier à lui ?- et «végétarien» -il ne se nourrit que du sang des animaux-. En outre Stephenie Meyer se sert de sa saga pour aborder des sujets qui préoccupent les adolescents et dans lesquels ils se reconnaissent: le lycée, les amis, les premiers flirts. Son œuvre séduit d’ailleurs plutôt les 18-24 ans que les lecteurs plus âgés.